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ATC - 26 logements pour travailleurs saisonniers

"Le projet dessine un village urbain grâce à la multiplication des toitures et des volumes"

Client/Maître d'ouvrage:Calvados Habitat et Trouville sur Mer
Location/Lieu:Trouville sur Mer, France
Area/Surface: 598sqm/598m²
Year/Année:2017
Cooperation/Collaboration: ITE, Boulard, Bader, Ibatec, Acoustibel
Status/Status: On going/En cours

La commune de Trouville-sur-Mer compte environ 4 760 habitants. Elle connait une importante activité touristique en période estivale. Cette activité génère des emplois de courte durée avec un turn-over important et, par incidence, un besoin très spécifiques en logement.

La ville a donc décidé la création d’une résidence (26 logements) à destination des travailleurs saisonniers, adaptée aux séjours de courtes durées.

 

La parcelle du projet se situe sur les hauteurs de Trouville-sur-Mer, dans la cité jardin du quartier de la Croix Sonnet, en limite de la résidence. Il s’agit d’une résidence de logements sociaux individuels et intermédiaires au cœur d’un espace vert paysager. Le site est desservi par une route départementale (D74/Route d’Aguesseau) qui la connecte directement au centre-ville. De l’autre côté de cette artère, se trouve un EHPAD (Résidence Normandia) récemment construit, présentant une architecture de style « néo-normand » assez forte. La parcelle du projet est également encadrée par la voie intérieure de la cité jardin.

Le projet aura donc la responsabilité de s’intégrer dans ce cadre bâti existant très marqué en essayant d’articuler une douce transition entre les différentes échelles architecturales de ce territoire.

 

La « maison des saisonniers » se présente comme un petit village urbain en limite de la cité jardin avec une toiture revêtue d’un bardage métallique au ton rouge/bordeaux qui reprend le coloris des toitures des habitations voisines.

Le projet poursuit et respecte l’alignement urbain des constructions existantes le long de la route départementale.

Un léger glissement volumétrique entre le volume faisant face à la route départementale et celui s’ouvrant sur la cité jardin, permet d’orienter un maximum d’appartements vers la cité jardin et de profiter des apports solaires de la lumière provenant du Sud.

 

Depuis la route départementale, le bâtiment se développe sur deux niveaux et ne laisse découvrir qu’une partie de sa géométrie. Depuis celle-ci, le projet semble être constitué de trois plots de logements collectifs sur lesquels une légère coursive extérieure (accessible grâce à un escalier métallique) connecte les trois volumes, et permet de desservir les appartements du premier étage et la terrasse commune.

Cette dernière est traversante et créé une percée visuelle à la fois vers la cité jardin et vers l’EHPAD, allégeant ainsi la masse du bâtiment. C’est un véritable élément structurant du projet. Bien plus qu’un simple espace de circulation, c’est un lieu de rencontre et de partage pour les résidents. Au gré des saisons et des événements, les locataires pourront s’approprier la terrasse commune, en y installant du mobilier par exemple.

De ce côté, les façades sont simplement revêtues d’un enduit blanc et le premier étage a la particularité d’être rythmé par des joints creux verticaux disposés selon une trame structurée mais aléatoire, qui reprend en partie le rythme des joints debout des toitures.

 

Depuis la rue de la cité jardin, la « maison des saisonniers » révèle pleinement son architecture. Le bâtiment change d’échelle, devient de plain-pied. Le projet semble dessiner un village grâce à la multiplication des toitures et des volumes, rappelant également les formes des maisons environnantes de la cité jardin ou celles des cabanes de plage le long de la mer. Tout comme la façade sur la route départementale, cette dernière est également revêtue d’enduit blanc. Afin de donner du rythme et d’accentuer l’effet de village par la différenciation des volumes, un sur deux est marqué par des joints creux verticaux aléatoirement disposés.

 

Les volumes de la « maison des saisonniers » créent une séquence tampon de hauteurs graduelles entre la route départementale et la cité jardin, passant d’un bâtiment en R+1 à un volume plus discret d’un seul niveau.

Celle-ci fait une douce transition entre la masse bâtie de l’EHPAD et les petites maisons de la cité jardin.

 

Les toitures du bâtiment (habillé d’un bardage métallique) se retournent sur les pignons afin de marquer encore plus le caractère contemporain du projet. Elles se retournent également sur les deux pignons encadrant la terrasse commune afin de marquer physiquement l’espace.

 

Quinze places de stationnement non couvertes seront réalisées dont une réservée aux handicapés. Elles seront positionnées le long de la voie principale de la cité jardin afin de libérer un maximum de foncier, et générer plus d’espace vert sur la parcelle.

 

La « maison des saisonniers » est un bâtiment contextuel qui reprend les codes architecturaux de son environnement bâti tout en y apportant une qualité d’usage et une esthétique contemporaine.