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Photos de site & schémas urbains

ASAP - 16 Logements intermédiaires à Saint André sur Orne

"Le bâtiment s’organise en gradins : chaque niveau supérieur recule, offrant aux logements des terrasses généreuses, de véritables salons de plein air"

Maître d'ouvrage: Partelios Habitat
Lieu: Saint André sur Orne, Calvados, France
Surface: 1062m²
Année: 2024
Equipe: ITE, B14, Réso, Tecam, Acoustibel, Kube structure
Status: PRO en cours
Photos:
Kitoko Studio
Insertions 3D

Au sein du lotissement du Côtil de l’Orne, à Saint-André-sur-Orne, une opération atypique prend place sur la seule parcelle dédiée à du logements collectifs. Dans un environnement largement composé de maisons individuelles, ce projet fait le pari d’une autre forme d’habitat. Une manière de penser la densité sans brutalité, en s’intégrant avec finesse dans un tissu pavillonnaire en construction.

 

Le lotissement, situé entre une zone d’activité au nord et un quartier résidentiel au sud, est un morceau de ville en transition. L’implantation du projet se veut respectueuse : les bâtiments s’installent en retrait de la rue, dégageant un large espace entièrement végétalisé. Cette respiration urbaine sert de seuil, adoucissant la relation à la rue et posant les bases d’un cadre de vie apaisé.

 

Le projet réparti dans deux volumes en R+2 accueillent un programme de 16 logements. Le dessin architectural s’organise en gradins : chaque niveau supérieur recule, offrant aux logements des terrasses généreuses. Ce dispositif volumétrique n’est pas qu’un choix plastique : il permet d’atténuer la perception de la hauteur, de favoriser l’ensoleillement, et surtout, de créer des prolongements extérieurs qualitatifs pour chaque logement. Une manière de repenser le collectif à l’échelle du résident.

 

Les extrémités des bâtiments, en R+1, assurent une transition douce vers les gabarits voisins. Cette graduation permet d’intégrer le projet dans son environnement sans rupture d’échelle. L’effet de masse est évité, au profit d’une composition en séquences, rythmée et lisible.

 

Les toitures, volontairement asymétriques et inversées, participent à cette dynamique. Elles rompent la symétrie, apportent de la singularité, et soulignent le mouvement d’ensemble. Ce choix formel affirme une écriture contemporaine tout en évitant l’effet répétitif ou monotone souvent associé aux logements collectifs. Elles facilitent également la récupération des eaux pluviales.

 

Les cages d’escaliers, extérieures mais protégées, s’insèrent dans les creux des volumes. Ce traitement renforce la lecture architecturale du projet : les pleins, les vides, les retraits dessinent une façade en mouvement, vivante, articulée.

 

Sur les pignons, un soin particulier est apporté aux percements. Loin d’être aveugles, ces façades sont habillées de bardeaux de bois et ponctuées d’ouvertures calibrées. Ce matériau, à la fois chaleureux et naturel, vient adoucir la minéralité de l’ensemble et réinscrire le bâtiment dans une échelle domestique.

Photos de maquette et détails du projet
Insertions 3D
Plan masse & plans de niveaux

L’organisation intérieure propose une diversité typologique, avec des logements qui sont tous traversants. Cette richesse spatiale découle directement du travail volumétrique : en creusant, en superposant, en décalant, le projet génère de la qualité d’usage. Les logements du rez-de-chaussée disposent de jardins privatifs, tandis que les étages bénéficient de larges terrasses, pensées comme de véritables jardins suspendus, des pièces en plus.

 

Côté sud, la façade est rythmée par des ouvertures verticales avec allèges vitrées. Ce choix permet de filtrer les vues vers les jardins voisins, préservant leur intimité, tout en maintenant une relation douce avec l’extérieur.

 

Malgré sa volumétrie en gradin, le projet reste compact, il s’étire sur une partie seulement de la parcelle. Ce geste libère des respirations et permet l’aménagement d’un espace de stationnement discret à l’est. Là encore, l’implantation découle d’une volonté d’équilibre entre densité maîtrisée et cadre de vie qualitatif.

 

Enfin, les locaux vélos trouvent leur place dans les renfoncements des pignons. Ouverts mais couverts, ils répondent aux usages quotidiens de manière simple, fonctionnelle, sans alourdir la lecture architecturale.

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